Le 30 avril 2025, le Conseil fédéral a adopté les valeurs de référence pour le nouveau système salarial de l'administration fédérale. Malgré quelques aspects positifs, l'« optimisation » du système salarial cache des détériorations importantes pour le personnel.
Redistribution à la sauce Confédération
Le futur salaire cible est inférieur de dix points de pourcentage au maximum actuel. Pour les collaborateurs et collaboratrices qui n'ont actuellement pas encore atteint le maximum, cette réduction signifie, à l’avenir, un revenu plus bas, sauf pour celles et ceux qui font partie des cadres supérieur·e·s. Pour ces derniers·ères, le salaire cible est fixé au niveau du maximum actuel. Ils et elles pourront donc continuer à gagner autant voire plus qu'à ce jour, ce qui conduit de facto à une redistribution des classes salariales inférieures vers celles supérieures[1]. Un tel mécanisme est inacceptable pour les associations de la CI du personnel de la Confédération.
Pas de négociations avec les associations
Les associations de la CI du personnel de Confédération avaient exprimé à plusieurs reprises ces points critiques, parmi d'autres, à l'Office fédéral du personnel et au Conseil fédéral. Elles avaient exigé que des négociations soient encore menées à ce sujet, sans succès. Par sa décision, le Conseil fédéral rejette les négociations avec les associations, un mauvais signe pour le partenariat social dans l'administration fédérale.
La Communauté d'intérêts (CI) du personnel de la Confédération se compose des associations et syndicats PVB, SSP, transfair, Garanto et AP Fedpol. Ensemble, les organisations approfondissent leur collaboration et définissent des positions communes. Ensemble, elles peuvent influencer positivement les conditions de travail du personnel de la Confédération.
[1]Une analyse des évaluations du personnel de l'administration fédérale montre clairement que les cadres supérieurs (22,8% avec la meilleure note 4) sont sensiblement mieux évalués que les collaborateurs occupant des fonctions moyennes (19,4%) ou inférieures (13,2%). Par conséquent, une évolution salariale supérieure au salaire cible est une option réaliste en premier lieu pour les cadres supérieurs.
